J'ai le grand privilège de correspondre avec une souris des villes, des champs, des bois et des mers selon son moment.
Elle a le charme fou de ces femmes surbookées qui apprennent à tout gérer de front et qui se cherchent cependant un petit espace à elles, une bulle de parenthèse légère et opalescente qui les envelopperait un court instant, le temps d'une inspiration, d'une exploration, d'une exultation. En appels on se répond, on épelle les mots, les sons, on se lit et son soutien est précis et précieux.
Je ne lui offre rien que des poèmes fragiles quand elle écrit, invente, décrit, crée, doute.
Je la remercie de tout celà.
Pour elle ce texte là, parmi les autres que je réunirai peut être sans règle ni loi.
La musaraigne
Maïku morphéen (merci à Hubert et à son merveilleux voyage à bord du Mélimos !)
Le ventre se soulève à peine, frisson annonciateur de plongée
L'oreille perçoit le chant feutré du fredonneur de berceuses
La peau goûte la douceur des draps et caresse la fraîcheur de la nuit
Le souffle s'apaise sous le regard bienveillant du saupoudreur de rêve.
Demain les leveurs de soleil reprendront la mesure de l'horloge
Mais en cet instant seuls les canonniers d'étoiles éblouissent le ciel de leur création
Pour que jamais dans notre sommeil nous ne perdions le chemin de l'éveil du lendemain.
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1 commentaire:
Chère Musaraigne... et dire que je ne découvre ce lieu qu'aujourd'hui, 1er octobre...
Merci de ce joli texte, et merci de ces échanges, précis et précieux, de ta présence, à mes côtés, toujours bienvenue.
Bonne journée Miss Muse, et bravo pour ce bel endroit, ce doux esprit
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