mercredi 7 mai 2008

J'ai le grand privilège de correspondre avec une souris des villes, des champs, des bois et des mers selon son moment.
Elle a le charme fou de ces femmes surbookées qui apprennent à tout gérer de front et qui se cherchent cependant un petit espace à elles, une bulle de parenthèse légère et opalescente qui les envelopperait un court instant, le temps d'une inspiration, d'une exploration, d'une exultation. En appels on se répond, on épelle les mots, les sons, on se lit et son soutien est précis et précieux.
Je ne lui offre rien que des poèmes fragiles quand elle écrit, invente, décrit, crée, doute.
Je la remercie de tout celà.
Pour elle ce texte là, parmi les autres que je réunirai peut être sans règle ni loi.
La musaraigne

Maïku morphéen (merci à Hubert et à son merveilleux voyage à bord du Mélimos !)

Le ventre se soulève à peine, frisson annonciateur de plongée
L'oreille perçoit le chant feutré du fredonneur de berceuses
La peau goûte la douceur des draps et caresse la fraîcheur de la nuit
Le souffle s'apaise sous le regard bienveillant du saupoudreur de rêve.
Demain les leveurs de soleil reprendront la mesure de l'horloge
Mais en cet instant seuls les canonniers d'étoiles éblouissent le ciel de leur création
Pour que jamais dans notre sommeil nous ne perdions le chemin de l'éveil du lendemain.

jeudi 1 mai 2008

Trente six chants d'elle

Un cadeau fait à moi même,...
un haïku muté en Laïku...
à la manière de Ponti...
pour cette date exacte,
pour commencer ce blog...

Six gars tôt levés
Hou, Hann, Hi, Verse, Erre, Touille (bis)
Trente six chants d'elle

et une pensée toute chamboulée pour ces marques d'affection reçues par la voie des airs, par la voie des mots, par la voie des lèvres, par la voie des doigts.
Objectif de cette année : trente six chants d'elle à entonner, trente six champs d'elle à défricher, trente six chandelles à allumer pour faire reculer l'obscurité et découvrir les recoins les plus sombres de moi même.